3 avr. 2009

You know you're from Paris when...

Un groupe Facebook m'a donné envie de tenter l'expérience moi-même et de réfléchir à ce qui, selon moi, constitue l'essence des Parisien(ne)s ... A vous de m'aider à compléter la liste !

  • Tu t'indignes inlassablement du prix du café qui a explosé ces dernières années.
  • Tu n'as aucun problème pour claquer l'équivalent de 20 cafés pour aller dîner dans LE nouveau resto branché du XIe.
  • Tu prends un taxi après une journée de shopping-marathon, mais tu n'hésites pas à rentrer en Noctambus à 4 heures du mat' après une soirée en boîte.
  • Tu dis toujours Noctambus - Noctilien, c'est pour les petits nouveaux, toi, tu es un puriste.
  • Tu as déjà assisté à une baston devant la Favela Chic. Avec les flics qui débarquent et tout.
  • Tu sais exactement où manger la meilleure tarte citron meringuée, où déguster un plat japonais comme à Tokyo, où baigner dans une authentique ambiance rock, où jouer aux jeux de société entre amis le dimanche soir.
  • Tu sais exactement quelle est la dernière "place to be". Ca ne veut pas dire que tu y vas.
  • Tu es complètement cyclothymique : tu peux passer d'un ennui profond à l'excitation la plus totale en cinq minutes et inversement.
  • Tu es limite plus fière de ta connaissance infaillible du plan de métro que de tes diplômes.
  • La géographie du reste de la France t'a toujours parue obscure.
  • Tu as un sens de l'orientation parfait mais passé le périph', tu es complètement perdu.
  • Au fil des années, tu as développé une sorte de sixième sens qui t'indique à l'avance l'emplacement des crottes de chien et des pigeons qui ont la colique.
  • Il t'est déjà arrivé de refuser un job parce qu'il n'était pas à Paris.
  • Tu es pantouflard, mais tu te dis qu'à Paris, de toute façon, tout ce dont tu as besoin est présent dans un rayon de 100 mètres.
  • Même pour aller promener le chien, tu es super sapé.
  • Tu te sens parisien avant de te sentir français.
  • Tu annonces régulièrement que tu adores Paris.
  • Tu annonces régulièrement que tu détestes Paris.
  • Mais tu ne déménagerais pour rien au monde. Sauf pour une ville plus grande, plus belle, plus excitante. Autant dire que c'est pas pour demain.
  • Tu adores jouer au Parisien snob pour enquiquiner tes amis provinciaux. Qui te le rendent bien, en te donnant le montant de leur loyer à Bordeaux.
  • Tu pourrais gifler les Américains quand tu leur dis d'où tu viens, et qu'ils te répondent "Paris, Texas ?".
  • Généralement, quand des étrangers te complimentent sur ta tenue, ils prennent un air entendu, comme si c'était normal que tu sois bien habillé, vu que tu viens de Paris.
  • Tu sais qu'il y a des tenues que tu ne peux porter que quand tu vas dans le Marais, à Barbès ou dans le XVIème. Et nulle part ailleurs.
  • Tu penses que la Tour Eiffel est tellement cliché. Mais tu ne peux pas t'empêcher de voir un signe que Paris t'aime chaque fois qu'elle se met à clignoter.
  • Tu SAIS qu'il vaudrait mieux t'avoir en journal. Ou en magazine. Allez, Vogue, tant qu'à faire.

Robe inspirée d'une robe bustier Topshop vue sur le Blog de Betty / Boots inspirées par une photo du Sartorialist / Veste perso /Foulard perso / Petite bourse vernie Marc by Marc Jacobs

2 avr. 2009

J'ai testé pour vous... la pierre d'alun


Attention les amis, post hautement glamour ce matin. Vous êtes prêts... go go go !!

L'autre jour mon déo sans-parfum-sans-alcool-sans-sels-d'aluminium-sans-conservateurs m'a lâché (dans les deux sens du terme : je l'ai fini ET mes voisins de métro ont dû être assez incommodés) et je suis passée à la pharmacie pour m'acheter une pierre d'alun, objet déodorant mal identifié dont j'avais entendu parler en termes élogieux par certaines de mes copines bobo-bio (pour le coup, paraît que c'est 100% sans produits chimiques, là).

La pharmacienne est allée chercher un truc planqué en bas d'un obscur rayon et m'a apporté une petite boîte marron avec marqué dessus en lettres gothiques "pierre d'alun" dans toutes les langues. Bon, je me suis dit, packaging, zéro, les mecs. Par contre le machin coûte 1,50€. Soit deux fois moins cher qu'un déo de supermarché. Un partout, du coup.

Après être rentrée chez moi et avoir pris une douche (rapport au premier paragraphe) j'ai ouvert la boîte pour y trouver une sorte de pain minéral translucide de la taille d'un savon, et aucune notice. Pour l'info des consommateurs, re-zéro. Heureusement que je me rappelais que mes copines utilisaient ça sur peau humide. M'étant évidemment séchée en sortant de la douche, je me dit qu'en humidifiant la pierre plutôt que mes dessous de bras, ça marchera tout aussi bien. Bon, ok, ça allait, mais j'imagine qu'en termes d'érosion du machin, ça accélère le processus de lui faire faire trempette tous les matins.

Sensation à l'application : ben, un peu comme se frotter une pierre rectangulaire sous le bras. Mon déo à bille Vichy m'a cruellement manqué durant cet geste de désodorisation nouveau. Plaisir d'application, zéro. Surtout qu'ensuite, on ne sent rien sur la peau : pas de produit, pas d'odeur, RIEN. Je doute. En ai-je bien mis ? Les micro-particules de je ne sais quoi feront-elles leur office ?

Le soir venu, je checke. Résultat après une première journée de test : mes dessous de bras ne sentent rien. Ni bon, ni mauvais, ça sent la peau. Ce qui est pour me plaire, vu que ça fait des années que j'utilise des déos sans parfum, car je ne supporte pas la manière dont les parfums de déo virent sur les fringues à la fin de la journée. Pierre d'alun : un bon gros un.

Rigoureusement scientifique dans mon expérience, je vais continuer à tester ce nouveau produit intrigant pendant la semaine, et je vous ferai part des conclusions dans une semaine (enfin, si ça vous intéresse ^^). En attendant, si certains d'entre vous l'ont déjà essayé, ça m'intéresse d'avoir votre avis, et surtout si vous avez une réponse à ma grande question : c'est quoi, l'alun ???


PS : je vous signale un bon plan shopping sur Monshowroom dans le bla-bla-blog... elle est pas belle la vie ?

1 avr. 2009

Friends


Mon amie Kookaïhaïku passe l'agrégation cette semaine, et, comme il se doit, Coquelicot et moi, nous sommes allées la soutenir avec une grosse dose de bonne humeur et une galette framboises-coco, dimanche juste avant le début du concours.

Kookaïhaïku angoisse à l'idée de rater le concours, parce que cette fois-ci elle a bossé assez dur pour réussir - paradoxe, vous semble-t-il, mais pas chez elle, qui réussit à décrocher un 18 à son mémoire de master torché en deux semaines et rendu en retard. Le fait d'avoir travaillé lui parait soudain, dans une vague de superstition pré-concouresque, un lourd handicap.

Coquelicot et moi l'avons donc abondamment chariée sur sa nullité notoire, sures de la rassurer par notre confiance indéfectible en elle. Eh oui, on a toutes des amies comme ça, qui ont des dons qu'on pourrait leur envier - qu'on leur a envié parfois, souvent, pas trop, suivant les périodes et l'état d'avancement ou pas de nos projets personnels. On a toutes une amie qui réussit les concours les plus difficiles en révisant juste par-ci par-là dans un café. Une amie qui dîne d'un brownie triple chocolat Sarah Lee et qui ne prend pas un gramme. Une amie qui sort toujours avec des mecs super intéressants et/ou super beaux quand on est célibataire depuis des mois. Une amie mannequin dont la présence nous rend instantanément invisible aux yeux des gens.

C'est comme ça. Il y a des jours où ces amies-là nous énervent, où on leur en veut presque, où l'on se dit que c'est leur faute si nous, on n'est pas comme ça. En général, ce genre de ressentiment nous prend quand on ne va pas très bien soi-même. Et c'est un sentiment assez moche, qui culpabilise encore plus. 

Pourtant, me dis-je en grignotant ma part de galette framboises-coco dans la douce lumière de soleil couchant qui baigne la cuisine de Kookaïhaïku, ce n'est vraiment pas leur faute à elles, à nos amies exceptionnelles. Je regarde Kookaïkaïku gagner davantage en confiance à nos blagues de nanas qui ont "vécu" (genre...). Je comprends que c'est en se comparant, parfois de manière négative, à nos amies, qu'on se construit et qu'on devient petit à petit une personne qu'on aime, avec qui on apprend à vivre. Je me dis qu'on aurait potentiellement toutes quelque chose à envier l'une à l'autre - job de rêve, mec brillant, école prestigieuse, tour de cuisses dérisoire, vie sociale de vraie branchée, j'en passe - mais qu'au final ce sont ces différences qui nous rendent complémentaires. Aujourd'hui, on rassure Kookaïhaïku sur son intelligence toute intuitive pour les lettres. Demain, ce sera elle qui nous apportera bonne humeur et soutien.

Finalement, nos qualités respectives s'éclairent les unes les autres et se complètent. Au contact de mes amies, j'ai fini par faire le deuil de ce que je n'aurai jamais, et réaliser aussi ce qui est bien à moi. 
Et le plus génial dans tout ça, c'est que toutes mes amies ont quelque chose d'extraordinaire... Si c'est pas la plus belle des richesses, ça... ;)

31 mars 2009

En speed

Hier matin, j'étais en retard. Faut le faire pour se mettre en retard quand on se lève à 7h du mat' et qu'on doit partir à 11h30.
Mais ça, c'est un peu ma spécialité.

Le pire, quand on est en speed, genre qu'il reste cinq minutes avant l'heure fatidique du départ, pendant lesquelles il faut tout faire, boire une tasse de thé brûlant, se maquiller impec, penser à prendre tout ce dont on aura besoin et le faire rentrer dans un sac toujours désespérément petit, le pire dans tout ça, c'est se retrouver devant sa penderie en se demandant quoi mettre.

Et là - tchak tchak tchak, bruit des cintres qu'on passe en revue - dans un grand moment de désespoir - mmmrrrrraaaaaah - on réalise qu'on n'a rien à se mettre. Pas le rien à se mettre plaintif, et justificatif d'un prochain passage chez Zara - prétexte vieux comme les chaînes espagnoles - non, le rien à se mettre authentique, le rien à se mettre qu'on peut attraper en une seconde, enfiler en deux, accessoiriser naturellement avec les bonnes chaussures et la bonne ceinture en trois, et être good to go en moins de temps qu'il ne faut pour crier mmmrrraaaah intérieurement.

La tenue miracle, la tenue refuge, la tenue monnaie-or vers laquelle on se rabat toujours les jours de grosse panne d'inspiration - ou de gros coup de speed.

Pour tout vous avouer, je ne suis pas particulièrement fière de mes tenues de speed, qui sont toutes les deux lamentablement mainstream. Tellement banales que quand je vous les décrirai, vous me demanderez de rembourser vos invitations tellement mes conseils stylistiques ne servent à rien. Vous pensiez que j'allais vous donner des idées géniales pour vous habiller en deux secondes comme si vous sortiez d'un shooting de Vogue ? Ben non. Grosse déception.

Les matins en speed, j'ai deux tenues fétiches. Ma tenue casual, qui me sert à aller en cours, jean slim dans les bottes (je sais, je sais, ça ne se fait plus depuis 2002, mais à ce jour c'est la seule tenue qui résiste aux giboulées et au bas de pantalon trempé), Tshirt de couleur et petit pull marine, et si je me sens d'aplomb je jette par-dessus mon manteau rouge qui fait toujours illusion. Ma tenue plus habillée, quand je sors ou que je rejoins des amies avec déjà dix minutes de retard au compteur, c'est ma robe Maje noire achetée il y a quatre ans, et qui est tellement toujours fidèle au poste que je n'en ai jamais rachetée depuis, et bien sûr mes éternelles bottes giboulées-proof.

Ca me demande zéro seconde de réflexion, et environ trente secondes d'habillage à tout casser. Le seul inconvénient, c'est que c'est encore pas aujourd'hui que je me ferai photographier par le Sartorialist...


PS : tellement en speed que même mon dessin je l'ai fait dans le RER, avec les moyens du bord... Un stylo turquoise, un Stabilo rose et un Stabilo jaune (n'est-ce pas qu'elles sont crédibles mes Doc Martens ?)

30 mars 2009

Coup de coeur bleu électrique

Une photo qui n'a rien à voir avec la suite (quoique... des feuilles en coeur, un ciel bleu...) parce je n'ai pas pu prendre des photos correctes dans les cabines de Zara... Reporter de choc, tu parles...

Ce week-end, pour fêter ça, je suis allée faire du repérage dans les magasins. "Faire du repérage", c'est le terme que j'emploie quand je n'ai pas un sou à consacrer à des fringues mais que j'ai quand même envie de me donner l'illusion de renouveler mon placard à peu de frais.

En vrai, faire du repérage, c'est partir en se disant "on verra bien", prête à ne rien acheter si rien ne va, comme prête à craquer complètement sur des trucs qui ne servent à rien si l'envie se fait sentir. Comme par exemple ces escarpins bleu électrique, vus chez Zara et chez Punky-B, que j'ai essayés, désireuse de leur donner une chance malgré leur talon aiguille - non que j'aie un problème avec les talons, aiguille ou pas, mais avouons-le, pour courir dans le métro, on a trouvé plus pratique - et qui m'ont donné le vertige dès que je me suis levée pour marcher avec.

Comme aussi cette ravissante robe bleu pétant, du genre qui te transforme en Carrie Bradshaw parisienne rien que tu la mets avec des boots casual et un perfecto, mais du genre aussi qui t'accompagne sans problème à une soirée cocktail où d'ailleurs je ne vais jamais (ça existe vraiment, les soirées cocktail ? ou c'est juste pour les pubs Ferrero Rocher ?). Que chez Zara ils n'avaient qu'en S et pas en XS, et qu'en S on voyait la moitié de mon soutien-gorge par le trou des bras. Donc non, ce sera juste du repérage, encore une fois.

J'ai joué de malchance en matière de bleu électrique, ce week-end. Je suis complètement restée sur ma faim d'azur, je vous dis. Maudite soit sainte Zara et sa profusion de couleur dans toutes les tailles sauf la mienne.

La seule chose qui m'a vraiment mise de bonne humeur entre deux giboulées, c'est toute cette couleur, justement. Entre les magasins, les magazines, les blogs de mode et la rue, j'ai l'impression que les couleurs fortes reviennent en fanfare cette année, malgré la tentative de tendance du nude - well played, nude, mais une robe couleur chair quand votre propre chair a la couleur d'un navet resté trop longtemps sans soleil, ça restera, à jamais, définitivement pas flatteur - et moi, dis donc, la couleur, qu'est-ce que j'aime ça...

PS : un gros mer** à ma Kookaïhaïku pour le concours de cette semaine !

28 mars 2009

Mes petites ventes privées : focus sur les hauts !

J'ai réuni toute l'offre dans un petit post "spécial focus petits hauts", avec plus de photos des fringues qui vous plaisent !
Les prix n'incluent pas les frais d'envoi éventuels (je les envoie généralement par Colissimo simple à 5,50€, mais on peut s'arranger en fonction de vos préférences !).
Tous mes vêtements sont neufs ou en très bon état...



Top aérien écru en soie, noeud modulable sur le devant, Max&Co, T.1
Prix : 35€



Tshirt rouge en coton, rebrodé lettres et fleurs noires, John Galliano, T.1
Prix 30€
VENDU 


Tshirt manches longues JPG Jeans, T.2
Prix : 25€



Cardigan Lux (Urban Outfitters) en laine, à nouer sur le devant ou le côté, T.1-2
Prix : 30€




Pull noir laine et soie Max&Co, T.1
Prix :30€

27 mars 2009

Place des Vosges/Times Square

Bonjour à tous !

Aujourd'hui je ne vous parlerai pas de mode, je ne vous parlerai pas du contenu de mon placard, ni des chaussures overpriced sur lesquelles j'ai craqué et que je ne pourrai jamais acheter...

Aujourd'hui j'ai un énoooorme partiel dans une matière que j'en peux plus de la réviser, donc je vais faire court, et vous souhaiter à tous un très très bon week-end (et plein de posts sympa pour la semaine prochaine !)

Je vous laisse sur ces photos, prises (par moi, pour une fois) un après-midi Place des Vosges... Comme quoi, New York n'est jamais très loin...